CHAPITRE 10

D’ALMERIMAR A SYRACUSE

Almerimar :

Cette petite ville très jolie, au sud de l’Andalousie et très moderne mais sans véritablement d’histoire, a été crée autour du port et pour le port il y a une trentaine d’années. Beaucoup d’appartements restent inoccupés, mais on ne compte pas moins de 24 coiffeurs, à croire qu’ici les cheveux poussent plus vite.

 

Le port n’est pas très cher. Pour Mijita c’est 8.26 € la nuit. Bien sur, au mois ou à l’année les prix sont dégressifs. Attention il faut compter 2.80€ pour l’électricité par jour et l’internet est payant. Sinon c’est un endroit sympa, les jours de vent les marineros passent toutes les heures afin de s’assurer que tous les bateaux sont bien arrimés. Il y a un chantier pour tous les travaux de bateau.

Pour notre part, nous avons passé un très bon moment dans cet endroit. Nous sommes venus à Almerimar pour le prix et pour faire le carénage de Mijita. Nous avions dans l’idée de payer les 6 mois de port en travaillant, Pat à vendre des chaussettes de part battages et Joël à vendre ses services sur les bateaux. Nous avons atteints notre objectif en 3 mois. Un bon syndicat (sud ! pour André) d’initiative vous accueille avec plaisir, des bus partent dans toutes les directions. De plus nous avons eu de très belles rencontres et nous profitons de ce blog pour faire de gros bisous à Pierre (dit l’incompris) et Tress (dite marmotte), Andrée et Evelyne, (dit les communistes), Charles et Brigitte, Herbert, Guy et Sophie, Joël et Greta, Sandra Sylvain et Elsa, Lukas, Tim.

 

 

 

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Nous avons eu le grand plaisir de recevoir Pat et cath, Martine et Christian, mum et Juju. Cela nous a permis de visiter la région.

 

Comme la Sierra Nevada, grand lieu des tournages des films de westerns. Production de jambons de pays.

Des milliers d’orangers se partagent la terre avec les oliviers, les citronniers et les amandiers. Nous avons eu l’occasion de glaner quelques uns de ces fruits.

Les restaurants ont des prix très abordable et en général sympa ! Notamment le Patio à Lugar d’andarax.

Grenade où L’Alhambra domine fièrement la ville là il est judicieux de réserver, car il y a beaucoup de monde et l’entrée vous sera refusée.

Alcazabar à Almeria

Où l’entrée est gratuite, et ici aussi il y a eu une pléiade de films réalisé dans ce château. A noter que dans tous ces lieux les chiens sont interdits ! Atoll à été gardé par une jeune fille, cela lui a permis (à la jeune fille) de gagner quelques euros. En Espagne le SMIC est à 800 €. Sinon dans la région d’Almerimar, ne cherchez pas un peu de verdure, car ici c’est le grenier de l’Europe ! Des milliers de serres couvrent le terrain sur des centaines de km. A notre arrivée nous nous demandions ce qu’était ce blanc sur terre.

Enfin le départ, car même si nous nous sentons bien ici, notre voyage n’est pas terminé et l’appel de la mer est fort ! Nous aurions aimé partir en avril, mais le temps et surtout le vent nous a contraints de rester au port. C’est donc début mai que nous larguons les amarres, un coucou à Pierre, Tress et Herbert qui sont venus sur le quai. Direction la Sicile où nous devons retrouver Joël et Greta, via Palma de Majorque au Baléares et Cagliari en Sardaigne.

Petit passage au port de Cartagena, où nous avons le plaisir de retrouver Gilles et Fabienne. A très bientôt en Grèce !

De belles nav sous voiles nous portent jusqu’aux Baléares, au court de ces journées il n’est pas rare de voir des poissons volants ! Cela parait surement banal pour beaucoup, mais pour nous c’est les 1ères fois que nous en voyons. Au début nous pensions que c’étaient des moineaux, mais aussi loin de la terre c’était bizarre et bien non c’est bien des poissons volants, ils ne font pas que planer mais ils volent vraiment sur plus ou moins 100 m leurs ailes (ou leurs nageoires ! enfin dans l’eau ce sont des nageoires et dans l’air c’est des ailes) battent l’air comme des moineaux !

Apres quelques mouillages sympas le long de Majorque, nous stoppons à Cuitadella à Minorque avec un mouillage plus que cool.

Les Baléares sont vraiment beaucoup plus agréables hors saison ! Cela nous a un peu rabibochés avec ces îles.

SARDAIGNE

Une petite halte à Cagliari, car un très mauvais vent s’est levé, nous avons même du mal à rejoindre le port ! En 2017 nous sommes déjà venus ici, mais dans notre mémoire ce n’était pas aussi cher. Nous avons choisi la marina PORTUS KARALIS, et Bien je vous la déconseille. Pour Mijita et en demi saison nous avons payé 67€ la nuit, en saison c’est 110 € l’électricité et l’eau  de plus on ne vous parle pas des douches, qui sont payantes et pour un temps très limité d’eau.  Elles sont très petites et mixtes. Comme il fallait bien s’y attendre notre bouteille de gaz nous lâche ! Il y a un nautica à 500m qui fait les recharges mais à 60€, en plus il faut compter 2 jours pour récupérer sa bouteille donc 2 jours de plus au port. C’est du gaz qui nous a couté bien cher. Le point positif c’est qu’il y a un supermarché à 5mn du port, qui pour 5 € vous livre au bateau.

SICILE

Enfin c’est le départ pour Favignana dans les îles Eglades en Sicile. Quelle nav de rêve avec un super vent nous avons fait des pointes à 8 nœuds, et pour Mijita (17 tonnes) c’est vraiment pas mal. En plus nous avons eu le plaisir de voir 3 baleines, depuis le temps que nous attendions et bien voila, nous les avons vus et à 50  de mètres seulement. Arrivée à Favignana de nuit (1er mouillage de nuit pour nous) avec 9 heures d’avance sur nos prévisions.

Notre projet était de rejoindre Syracuse par le nord de la Sicile et de retrouver Greta et Joël à coté de Palerme. Mais les jeunes sont à Naples, donc nous passerons par le sud comme  prévu initialement.

A l’époque où nous étions à Port st louis, nous avons fait la connaissance de Bruno Beaufils  notamment conférencier à l’iut de Lille et écrivant pour  CDM (connaissance du monde), il nous a donné un de ses livres. En partance pour la Grèce, il est tombé amoureux de la Sicile où il y est resté 3 ans. Donc nous nous servons de ces écrits pour nous arrêter dans un lieu ou un autre.

TRAPANI :

Nous avons été dans ce port en 2017 mais cette fois nous nous sommes mis au mouillage à l’entrée de celui-ci. Même avec le passage de nombreux Ferrys, nous avons passé 2 très bonnes journées. En général les villes italiennes sont très propres mais  à Trapani c’est le pompon, les poubelles ne doivent pas être souvent ramassées !

MAZARA DEL VALLO :

Il flotte dans cette ville un parfum du Maghreb, il n’est pas étonnant de trouver kasbah avec ces rue étroites et tranquilles où le couscous côtoie la pizza ou les pâtes.

Pendant la visite de cathédrale et le palais épiscopale, nous rencontrons ou plutôt un homme de   + ou – 50 ans nous aborde pour nous parler de chien, comme quoi lui aussi il a 2 molosse. Avec 3 mots de français et d’anglais il nous invite à le suivre et nous fait faire la visite de la Kasbah. Il s’avère que c’est un jésuite et tout en nous expliquant, passant dans des ruelles plus jolies les unes que les autres nous fait visiter gratuitement musées et églises. Magique encore ce moment là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les placettes sont dotées d’amphores, de la céramique et intelligemment collée sur les murs ou au sol des ruelles.

La tradition de l’art de la poterie en Sicile remonte à l’antiquité. La période arabe va perpétuer l’art de la céramique. Aujourd’hui on trouve dans toute l’ile les traditionnels pots en forme de têtes évoquant des personnages de l’histoire de la Sicile.

 

Le souci en Italie, c’est lorsque vous voulez rentrer au port personne ne vous répond à la radio. Donc vous rentrez seul et vous attendez que quelqu’un se manifeste ! C’est ce qu’il c’est passé à Mazara del vallo, mais nous nous sommes un peu trop rapproché de la capitainerie et là il n’y a que 1m 70 d’eau (Mijita a 2.20m de tirant d’eau) et bien sûr nous sommes resté planté dans la vase. Heureusement le propulseur nous a bien aidé pour en sortir et comme un problème ne vient jamais seul c’est dans les pendilles que nous avons fini ! Il a fallu l’aide un hors-bord pour nous dépatouiller de cette fâcheuse situation. A notre décharge (s’y il en a une ?) il y avait 20 nœuds de vent.

A l’intention de Pierre et Tress, c’est un port bruyant et le chantier en face a des prises de service très tôt

Syracuse :

Enfin nous arrivons à Syracuse, que Cicéron présentait comme la plus belle des villes grecques (je sais que c’est en Sicile, mais c’est ce que disait Cicéron).

 

En fait la ville est en 2 parties, la plus intéressante à visiter se trouve dans la partie sud de la ville, sur l’ile d’Ortygie reliée à Neapolis la partie nord et donc Porto Piccolo, où nous avons amarré  Mijita. (soi-dit en passant 90€ négocié à 70€ pour la nuit et sans douches !)

 

Afin Eviter la foule de touriste et la chaleur, nous préférons faire nos vistes vers 8 h du matin. 10 mins à pied pour rejoindre le temple d’Apollon (non il n’est pas dédié à Joël).

 

Un dédale de ruelles nous conduit jusqu’à l’église Santa Lucia patronne de la ville, c’est un endroit paisible et piéton. 

Autres ruelles pour aller à la place Archimède, le fameux PI 3.1416. Mais pas seulement, c’est également le créateur de la célèbre pince, sorte de grue géante qui agrippait les bateaux romains pour les sortir partiellement de l’eau avant de les laisser retomber. Il se pourrait également qu’il ait imaginé une loupe géante qui mettait le feu aux voiles des bateaux ennemis.

Au détour d’une ruelle, cherchant un resto qui servait l’assiette au poids ! Pat tombe en arrêt, en effet devant elle un magasin qui vend du Ricard( la vie est belle).

Un petit tour au marché et comme à Palerme, c’était à qui crierait le plus fort ! Des étals d’épices incroyables.

Même des huîtres et le verre de blanc offert, on se serait crus en Bretagne la chaleur en plus.

La partie récente de la ville a été pour nous sans grand intérêt, et après 2 jours au port nous rejoignons le mouillage qui s’avère être plus près d’Ortygie, de plus la ville est magnifique , surtout au coucher du soleil vue de la baie.

 

Au 19°siècle, les charrettes transportaient toutes sortes de marchandises y compris des familles se rendant à la ville. Afin de mieux côtoyer les carrosses de la bourgeoisie, les paysans se mirent à décorer les leurs, avec des tableaux racontant des tranches de l’histoire de la Sicile.

A savoir également, que le carat poids de référence pour les diamants, vient de la graine du caroubier, en effet ces dernieres ont toutes le même poids( 200mg).

Et de là, tchao la Sicile départ vers la Grèce et ses nombreuses îles.