CHAPITRE 11

 GRECE 2018

Super nav de 260 milles en 58 heures et 80 % à la voile. A plus de 100 milles de toutes côtes, nous avons eu de nouveau un passager ! Un joli pigeon arrivé peut-être d’un autre bateau est venu se reposer sur Mijita. Il a dormi quelques heures puis a inspecté le pont nullement effrayé par Atoll, il a même bu dans sa gamelle. C’est seulement au matin qu’il est reparti vers d’autres aventures.

Et une bonite pêchée au petit matin, donc 4 dîners d’assurés.

Enfin la Grèce ! c’est à Lixouri sur l’île Céphalonie que nous jetons l’ancre. Petite ville tranquille . Nous rejoignons Argolisto à 10 mn de ferry (la capitale) de l’île, (5.60 pour les deux et Atoll n’a pas payé) où nous pensions le mouillage interdit mais c’est faux !

comme souvent une petite place cernée de bars et de restos.

Une brève rencontre avec des français qui étaient au port pour 15 € la nuit sans eau ni éléctricité pour un 12 m. une particularitée en Grèce, c’est qu’il n’y a pas de pendilles ! il faut jeter l’ancre à quelques dizaines de mètres du quai et reculer pour s’amarrer souvent seul, pour l’instant Pat est timorée.

Nous longeons la côte pour rejoindre Assos, nous passons devant Moni Kipouria, monastère construit par un seul moine.

Assos, jolie petite ville apaisante, mais il nous semble que c’est un peu gérée par des anglais. Les restos sont chers !

Au départ nous pensions visiter Fiskardo, mais ô rage ô désespoir on se serait crus sur un parking autoroute un jour de départ en vacances ! même pas une place au port comme au mouillage pour Mijita. Nous optons donc pour une petite crique toute proche. (tant pis pour la visite) pour cela la Grèce c’est le pied.

Avec comme seule compagnie des chèvres sur la plage, nous peaufinons tranquillement l’amarrage à la roche !

Apres une nuit bien tranquille petite nav pour rejoindre Ithaque, la mythique île d’Ulysse qui se situe entre Cephalonie et le continent. Nous avons d’ailleurs longé la colline où Pénélope attendait le retour de son homme ( qui comme d’hab était en retard).

Nous jetons l’ancre à Vathy dans une baie immense, protégée de tous cotés par des montagnes !

Mais le Meltemi (vent du nord) souffle tous les jours ou quasiment de 15 h à 20 h il se cumule souvent avec le Maestros ( vent du nord ouest léger) . Pas cool pour s’accrocher aux rochers.

Une ville très sympa avec touts les commerces utiles. Il semblerait qu’il y ait une grande statue d’Ulysse mais nous n’avons trouvé qu’un buste.

Ici tout le monde parle anglais (Joel fait des progrets). Jusqu’à présent nous n’avons guère eu l’occasion de nous exercer au grec, enfin plutôt dire les 3 mots que l’on connait.

Rectification : nous avons enfin trouvé cette fameuse statue d’Ulysse, elle se trouve au port !

Si vous passez par là, allez dîner chez Nikos pour 30€ nous avons dégusté la fameuse viande à la broche ! plat typique de la Grèce accompagné d’un pichet de vin local pas mauvais ! le vin en bouteille est très cher.

Nous optons pour un mouillage sur l’ile de Kalamos à 18 milles de Vathy. Sympa ce mouillage,

Une maison et très étonnant, une église il ne doit pas y avoir beaucoup de fidèles qui suivent la messe ! et bien faux car au matin après que les cloches aient sonné, les gens arrivent en bateau Pour l’office. Impensable pour des Franc-comtois de venir à l’église en bateau.

Après un petit tour des îles Skorpios, Skorpidi et Madouri nous rejoignons Nydri sur l’ile Leucade où nous attend un énorme mouillage au abord de la ville. Jadis un village de pêcheur merveilleusement situé, devenu une enfilade de boutiques touristiques et restos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques jours là pour la visite et le plaisir et nous projetons de partir à Patras sur le continent, comme nous avons tout notre temps nous repasserons par Vathy afin de faire des navs plus courtes. C’est la 3eme fois que nous mouillons dans cette baie de plus à notre arrivée pas grand monde. Toute cette place pour nous quel pied ! enfin cela n’a pas duré bien longtemps, de plus dans Apres midi le vent s’est levé à plus de 35 nœuds (65 km/h), pas très agréable ! donc le soir nous décidons de faire une centaine de mètres pour s’accrocher à un ponton libre. Protégé par les maisons à coté nous passons de 35 à 6 nœuds, cool nous allons être bien pour la nuit. Enfin bien oui mais jusqu’à 2h30 car le vent a tourné et une amarre de l’avant a cédé et nous nous retrouvons le cul du bateau sur le quai ! et une échelle de bain à réparer une. Remis à quai, nous avons un peu de mal à retrouver le sommeil. Un vent de 40 nœuds est prévu pour le lendemain, donc nous sommes très bien ici nous attendrons un jour de plus ! et bien non car une armée de bateaux de location sont prévus à cette endroit. Oh pas bien grave un autre ponton gratuit est de l’autre côté de la baie, mais là il faut embosser ( mettre l’ancre et reculer jusqu’au ponton afin d’amarrer) la difficulté est de jeter l’ancre à la bonne distance, si vous êtes trop loin vous n’arrivez jamais au ponton. Bon OK ! on c’est repris à 2 fois.

Nous quittons les îles Ioniennes pour rejoindre le continent, mouillage prévu à 3 h du port de Patras , très loin de la côte car il n’y a pas beaucoup de fond et ce mouillage n’est absolument pas protégé donc Joël décide de déployer toute la chaine. Après une très bonne nuit au moment du départ, le guindeau nous lâche ! et zut il va falloir remonter toute la chaine à la main (75 m de chaine de 12 c’est du 4 kg le m, plus l’ancre de 45 kg ) il nous a fallu ¾ d’heure et merci M Winch. Il parais qu’il y a de quoi trouver à Patras pour réparer ! comme en Italie, les ports répondent une fois sur cinq. Nous rentrons donc seul au port, mais les 3 premiers pontons sont défoncés nous sommes renvoyés sur le port commercial. Pas moyen de réparer le guindeau à Patras il va falloir attendre Athènes.

Patras est l’une des 1ere villes revendiquant l’honneur de s’être soulevée lors de la guerre d’indépendance Grecque grâce à son archevêque Geranamos le 25 mars 1821. Dans la mythologie, on racontait qu’autrefois les habitants de Patras devaient offrir chaque année à Artémis la plus belle jeune fille et le plus beau jeune homme de la ville, en châtiment d’un sacrilège commis autrefois dans la temple de la déesse par mélanippos et la prêtresse Cometho.

C’est dans la ville haute que se trouve la basilique orthodoxe st André (du nom de l’âpotre martyrisé dont les relique sont censées y reposer).

Dans la ville bas a part les boutiques, une place aménagée en 1875 pour la construction du théâtre sur laquelle trônent des fontaines à la nymphe et aux griffons.

Vu notre problème de guindeau, nous sommes dans l’obligation de trouver des amarrages à quai jusqu’au Pirée (port le plus proche d’Athènes). Quelques heures de nav pour rejoindre un port avec assez de fond pour Mijita, nous passons sous le pont Riom (il y a quelques années Joel a fait un voyage en Turquie en moto avec son ami Martial il est passé sur ce pont au retour ! jamais il n’aurait pensé passer dessous un jour en bateau).

Atoll normalement toujours couché fil vers l’avant de Mijita en passant la tête sous le filet nous pensons ça y est le soleil lui a trop tapé dessus, il n’y a rien ! mais au bout de quelques minutes sont apparus des dizaines de dauphins qui ont fait le spectacle( toujours aussi magique) Rassurés ! Atoll n’est pas fou ils nous prévient de leur arrivée.

Le port prévu ne peut nous recevoir nous nous amarrons le long d’un quai prévu pour les bateaux de commerce, nous verrons bien si on nous chasse. 5 mn après nous être amarré une jeune douanière toute souriante (et oui c’est possible) nous n’avons normalement pas le droit de rester là, mais vu nos problèmes elle nous laisse en place pour la nuit. Kuriaki (c’est son prénom) charmante et gentille nous explique que son père a vécu en France quelques année. Sur le coup nous avons raté le coche, car comme nous avions prévu barbecue pour le soir, nous aurions du lui dire de revenir avec sa famille pour partager notre repas.

Départ comme prévu le lendemain matin pour la toute petite marina gratuit de Corinthe où 2 frères donnent un coup de main pour l’amarrage et divers services en échange d’un petit billet d’une bière ou autre.

Corinthe est l’ancienne capitale de la Grèce antique a été plusieurs fois détruite par des tremblements de terre.

Pour rejoindre Athènes le plus simple est de passer le canal de Corinthe ! moment magique !

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons opté pour la marina Zea la plus proche du centre et des stations de bus, car nous avons la joie de recevoir dans quelques jours Océane, la filleule de Pat, qui va passer une semaine avec nous.

A l’arrivée dans le port notre inverseur ne veut plus rien savoir, plus de marche avant. C’est donc en marche arrière que nous nous plaçons entre deux bateaux. Pas simple mais Joel a fait une manœuvre digne d’un pro.(les badauds criaient BRAVO une ola s’est faite les gens venaient demander des autographes à Joel).

 

Nous profitons de cette étape pour faire  le DEPKA ( c’est l’autorisation de naviguer dans les eaux Grecques ! merci Europe) auprès des autorités du port ; comme souvent ces personnes ne sont pas très sympathiques. Après une brève analyse sur notre inverseur, nous contactons un mécano qui sera là en 10 mn. Son diagnostic, il faut changer toutes les pièces car le moteur n’était pas en ligne, pas de grand-chose mais cela a suffit pour les user.

Nous restons au Pirée le temps des réparations, un soir un jeune homme nous demande si nous pouvons l’ héberger pour la nuit, il s’appelle Grégoire parti de Paris en vélo il veut rejoindre Jérusalem. Nous recevrons quelques semaines plus tard, comme quoi il est bien arrivé à destination. Bonne chance pour ta suite, et tu sais très bien qu’un ingénieur ne sert à rien !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

et surtout Océane, notre nièce et filleule nous fait le plaisir de venir nous retrouver.

Départ au  matin pour une petit nav de 4 h, mais pas de chance la météo ne nous a pas prévenu d’orages et un vent de 35 nœuds . nous rentrons au premier port pour s’abriter et bien non « ici c’est un port privé » bon et bien nous retournons au Pirée de nuit Partis pour 4 h nous avons fait 10 h de nav avec une Océane malade. Avec un prénom comme celui-là c’est un comble.

Pour ne pas gâcher ses vacances nous resterons au port jusqu’à son départ. Ce sera ballades baignades et visite d’Athenes. Une semaine qui est passée trop vite ! à bientôt louloute !!!

Pour nous se sera la visite d’Egine, mais surprise le port est tout petit de plus un ballet de ferrys. Se sera donc Poros un peu plus bas nous retournerons à Egine en ferrys. Première nuit au mouillage mais un gros vent est annoncé pour les jours suivants nous optons pour le port et par chance nous trouvons une place le long du quai (long side) tant mieux pas besoin d’embosser.Surtout pour repartir c’est souvent un mélange d’ancres.

 

Poros est une très jolie ville comme on imagine les villes Grecque. Elle est séparée des montagnes du Péloponnèse par un étroit bras de mer et d’où nous voyons très bien la ville de Galatas reliée par des navettes.

Comme prévu le vent est arrivé maxi 45 nœuds et encore plus que les autres soirs les bateaux tournent pour trouver une place. Nous prenons à couple un petit bateau ( un corsaire à peine plus gros qu’une barque)

ce sont des suisses d’une trentaine d’années avec un petit chien trouvé en Albanie. Venu pour une nuit ils sont en fait restés 8 jours à nos cotés. Cela a été un très bon moment pour nous, leur joie de vivre et leur sympathie nous a ravi.

Joel aurait bien gardé la petite chienne (Bernie) mais Atoll n’était pas spécialement d’accord. Elle voulait jouer, pas Atoll !

 

 

 

 

 

 

 

 

mais les bons moments ont une fin et Olivier, Aurélie et Bernie sont remontés sur Venise. Sniff les jeunes on se reverra en Octobre comme promis.

Non et bien ce sera pas en Octobre mais en Décembre, car nous avons décidé de remonter en France pour les fêtes de fin d’année.

Nous aimons bien Poros et après avoir consulté quelques ports ( sa protection, son prix et surtout où nous pouvons comme à Almérimar travailler sur les bateaux) nous resterons pour l’hiver ici!

 

Nous voyons revenir avec joie, Juliette et Olivier que nous avons rencontré lorsque Aurélie et Olivier étaient à couple. Là aussi une très belle rencontre !!! et de très belle soirées passées ensemble.

de plus, Juliette et Atoll sont tombés amoureux l’un de l’autre, de plus Atoll se prend pour une star, il se la joue un peu maintenant.

Gilles et Fabienne rencontrés à Almérimar et revu à Carthagène ont passé quelques jours au port à coté de nous. Cool cool !

Fin septembre notre ami Robert de Port st louis du Rhône passe 15 jours de vacances sur Mijita,

Nous avions dans l’idée de visiter les îles alentours de Poros, mais le temps en a voulu autrement nous avons seulement pu visiter Egine pour la fête des pistaches.

Robert est ravi, car ici il peut parler anglais et même Polonais !mais 15 jours ça passe très vite, trop vite !

Nous reprenons notre train train quotidien, Pat fait des chaussettes de par-battage et Joel lui s’adonne à la sieste. C’est par ce biais que nous rencontrons Gabriel et son équipière (pas par la sieste mais par les chaussettes), encore des franco-suisse !Gabriel est le capitaine d’un Garcia (non pas de Joel, Garcia c’est un constructeur de bateau) et l’ équipière trouvée sur un site spécialisé sur le net.

L’équipière a trouvé un chaton dans les poubelles, nous l’adoptons ! et le baptisons BOB.

Mais voila que du gros vent est annoncé, nous quittons le port pour un mouillage mieux protégé (c’est un comble, d’habitude c’est l’inverse mais le port de Poros n’est absolument pas protégé) embossé et tenu  pas 5 amarres nous sommes bien calé même par les gros rafales. De retour au port surprise , il est a moitié fermé ! normal un cyclone méditerranéenne nommé Zorba est attendu pour le lendemain. mais pas de bol, c’est à minuit sous un gros vent et une forte pluie, que nous partons en urgence pour de nouveau le mouillage . Nous jetons l’ancre, Mijita illuminée comme un sapin de noël mais cela n’a pas empêché un bateau de nous percuter et de nous défoncer tout arriéré. Bilan, un panneau solaire, l’antenne BLU disparus, tous nos tubes du portique sont pliés et même les bancs en résine ont pris. Nous n’avons pas le temps de voir qui nous a accidenté, cet enfoiré c’est barré pendant la nuit ! Joël aura du boulot pour cet hiver ! nous sortirons Mijita dans un chantier à Egine pour 2 mois.

les potes rentrent en France pour quelques mois après avoir laissé leur bateau dans un chantier ou l’autre. Un dernier resto pour se dire au revoir.

Nous nous attendons quelques très belles visites pour cet hiver.

Le chantier où nous laissons Mijita est sur l’île d’Egine, chez Asprakis c’est un petit  chantier où les bateaux sont les uns contre les autres.

 

Apres 3 jours au chantier, nous partons avec chien et chat direction la France! Mais pas de bol, il n’y a pas de ferry pour Poros où  nous attend la voiture! Et bien nous irons au Pirée pour la location.

C’est dans une belle 3008 que nous ferons la route, destination Dole via Patras et Ancône en ferry.

Retour sur Mijita le 29 décembre sans Bob, car nous voulions faire les choses bien et lui faire des papiers ainsi que ses vaccinations, mais en Grèce, la rage n’est pas éradiquée donc il a fallu que Bob reste chez la mère de Pat pour une quarantaine. Il c’est avéré que Bob est plutôt Bobinette (erreur de diagnostique). Nous passons le réveillon de fin d’année tout seul sur le chantier. Une panne d’électricité a failli mettre en péril les escargots, mais un appel d’urgence au patron du chantier les a sauvés!

Cette année nous avons parcouru un peu plus de 1900 milles soit 3518 km, et nous avons encore fait de très belles rencontres.